Associés

A la sortie du Bac, j’ai, Camille, hésité entre être une gynécologue féministe, faire les beaux-arts, ou devenir architecte pour faire du logement social. Finalement, c’est l’envie de faire du projet qui l’a emporté (et la peur des hôpitaux). Plus jeune, j’ai, Germain, hésité entre la danse et les sciences politiques, mais par manque de souplesse et de rhétorique, je suis rentré en architecture. Ce que nous exprimons en plaisantant, c’est notre intérêt pour l’architecture mais pas par l’exclusive, plutôt pris dans un faisceau d’intérêts recouvrant l’art, la danse, le théâtre, la philo, la musique, la vie, l’engagement, le travestissement, la méthode, la fête. Alors ça aurait pu être autre chose, mais il se fait que c’est l’architecture.

Notre collaboration remonte à nos années d’études à Lille. Notre curiosité mutuelle pour d’autres champs de pratiques et de connaissance nous a réunis. Suite à notre diplôme, nous avons fait le choix de se mettre en marge pour « faire » par nous-mêmes, de prendre six mois pour explorer, une démarche, d’avoir le temps de faire autre chose que de l’architecture. D’où le terme « faceB », un revers bonus, plus vendeur que « mazout », notre première idée.

L’origine de notre approche est multiple, elle porte sur l’anthropologie, l’histoire, le climat, les programmes, l’imaginaire… et est susceptible d’être mise en scène par une cartographie, des storyboards, ou des textes. Cette enquête, qui ouvre un projet, se veut une exploration, un épuisement même du lieu. Outre le plaisir – quasiment esthétique – qui existe à créer ces documents, nous disposons de données qui nous guident tout au long du projet. Notre démarche est ouvertement contextuelle avant toute approche formelle.

 

Crédit photo: Marikel Lahana