Logement ZAC de la Réunion, Paris, France

Logements, Projets

David&Goliath
Habiter à l’ombre d’une tour, cela implique un travail sur l’échelle du bâtiment par rapport à la tour, et celui du logement au bâtiment. Il y a à la fois une volonté de faire sentir une forte appartenance à un ensemble et d’individualiser chaque logement, chaque séquence d’entrée.

Schizophrénie de David.
Le bâtiment se situe sur trois des faces d’un îlot étroit situé entre le Passage Dieu et la rue des Orteaux.
Il frôle la tour en lui tournant le dos et vient s’ouvrir largement, au Sud, sur le cœur de l’îlot. Un jardin et une petite maison le mettent en retrait des autres constructions de l’îlot.
Au rez-de-chaussée, le bâtiment reloge la superette détruite dans le plan de réaménagement du quartier. Elle permet par le biais d’une grande ouverture sur la face nord de laisser voir le petit jardin, ses troncs et sa lumière du sud tamisée, et plus loin l’univers particulier des impasses.
Les quatre façades sont traitées de façons radicalement différentes : celles au nord et celles donnant sur la rue obéissent à un traitement monolithique, où la composition n’est pas donnée par le percement des fenêtres mais par un jeu de volumes et d’ouvertures de grande échelle. Cette abstraction de la façade permet de ne pas rivaliser avec l’échelle de la tour. De plus, cela permet de donner une unité forte au nouveau bâtiment. La façade au sud est au contraire largement ouverte sur la ville. Elle est composée de coursives extérieures, largement proportionnées et filant sur toute la longueur de la façade, reliées verticalement par un jeu d’escaliers extérieurs et d’un ascenseur. Les coursives sont interrompues à chaque niveau par l’extrusion des salons qui se projettent vers l’extérieur. Ce qui permet aussi, à certains endroits, de fermer la coursive à la circulation et de la transformer en une terrasse privative.
Le bâtiment tente de créer des espaces communs de vie et de rencontre que ce soit par le biais des coursives, du jardin et du toit ou à l’intérieur même des logements où les pièces à vivre sont au cœur des plans.

Projet d’étude
ENSAPL
2006
G.Pluvinage
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